Le grand-père et la grand-mère
Mélot du Dy
et Blanche Dudicourt
Robert Mélot, dit Mélot du Dy (1891-1956) · Blanche Dudicourt (1891-1968)
Robert Mélot naît à Bruxelles le 27 octobre 1891, dans une famille de la bourgeoisie lettrée : son père dirige l’imprimerie qui tire L’Écho de la Bourse. Après le collège en France et des études de langues à Munich, il voyage en Angleterre et en Italie, puis rentre à Bruxelles en 1912.
L’année suivante, au Théâtre du Parc, il rencontre Blanche Dudicourt, comédienne française en tournée, qui dit aussi des poèmes dans les salons littéraires. Ils se marient en 1914 et auront trois filles, Nadine, Odette et Jordaine. Blanche s’appelait Du-di-court, disait-il en détachant les syllabes : de là « Dudi », puis le nom de plume Mélot du Dy.
Poète, prosateur, critique, journaliste et traducteur, il publie ses premiers recueils dès 1910. En 1922, il fonde Le Disque vert avec Franz Hellens, Odilon-Jean Périer et Paul Fierens, une revue d’avant-garde qui consacre des numéros spéciaux à Max Jacob, à Charlie Chaplin ou à Freud. Il vit d’abord à Vielsalm, dans les Ardennes, où sa maison est détruite par la foudre en 1925, puis à Maintenon, en France, avant de s’installer à Rixensart en 1929. Il y reçoit ses amis Jean de Bosschère, Jean Paulhan, Norge, Edmond Vandercammen ou la poétesse brésilienne Cecília Meireles. Il joue aussi du piano, de Bach à Debussy.